Loosers ! #FIV1

Notre 1ère FIV s’est terminée en apothéose avec un « > 2 » s’affichant sur l’écran de mon ordinateur. Sans grande surprise, au vu des légers saignements qui avaient commencé deux jours plus tôt. Mais sensation de grosse claque quand même. Et apothéose de plus quand 1h après, je vois s’afficher une p*tain de photo d’écho sur un de mes groupes WhatsApp, venant du cousin dont la meuf est enceinte et qui se croit obligé de partager des photos de son foetus régulièrement. C’est à ce moment que, remontée comme un coucou, j’ai envoyé un email au secrétariat de Dr Douce pour demander s’ils avaient des news du labo au sujet de mes 3 embryons mis en culture – labo injoignable et qui n’avait pas daigné m’informer. Réponse 1h plus tard : oui, il y a un « magnifique J5 » dixit Dr Douce qui a pu être congelé. En même temps, le « magnifique J3 » qu’on m’a transféré n’a pas franchement fait une performance de folie… Bref, soyons positifs, il y en a un sur les trois qui a tenu, c’est une lueur d’espoir. Et puis cette FIV a été moins pénible que prévu et s’est plutôt bien déroulée : doses de Puregon à 100 puis 87 ui, 4 rdv de contrôle (dont deux à 24h d’intervalle car Dr Douce trouvait que mon taux d’oestradiol était trop élevé), une ponction sous anesthésie générale et une grande chambre ensoleillée vue mer pour moi toute seule, 10 ovocytes, 4 embryons, 1 transféré et 1 congelé. On ne peut pas dire que le résultat soit grandiose, mais après tout c’est la qualité qui compte. Finalement, le plus pénible c’est l’obligation d’aller faire la prise de sang même en cas de saignements – je préfère largement voir mes règles arriver plutôt que de me prendre un énième négatif en pleine poire. Leçon apprise également : j’avais parlé de cette FIV et des dates avec mon frère et mes soeurs, et je n’aurais pas du. Car devoir envoyer un message à chacun pour dire que c’est négatif, ça fait très mal. Donc silence pour les prochaines fois, en tout cas sur les dates exactes (on va rester très vagues, quitte à mentir).

La suite, c’est un rdv avec Dr Douce fin mars – j’imagine qu’on fera un bilan de cette FIV en demi teinte et qu’on parlera du TEC. En attendant, je vais me changer les idées en organisant nos vacances d’été à Pachaland – y’a du challenge, faut négocier et s’organiser pour ne pas se faire bouffer par la belle-famille et passer des vacances de m*rde comme il y a deux ans. 

 

La semaine de 3 jours

En ce moment, l’école de ma fille fait la semaine des 3 jours : depuis début décembre, un jour de grève par semaine. Ecole fermée, et pour les parents qui bossent tous les deux et n’ont pas de famille conciliante à côté pouvant s’occuper de l’enfant, et bien tant pis pour eux. Z’ont qu’à se démerder pendant que les instits usent et abusent de leur droit de grève. Cela me met hors de moi : quelle image cela donne de l’école à nos gamins ? Et tout ça pour quoi, pour défendre quoi exactement ? Je travaille maintenant de chez moi, heureusement, mais je me retrouve quand même à devoir payer une baby-sitter pour mes prochains rdv PMA : je ne me voyais pas me pointer avec Little Bitch sous le bras pour mon rdv de vendredi avec le biologiste. Les parents d’une amie de Little Bitch, eux, sont en train d’utiliser tous leurs jours de congé, n’ayant les moyens ni de poser des congés sans solde, ni de payer une baby-sitter une journée par semaine. Mais ça, ce n’est pas le problème des grévistes, comme m’a si aimablement répondu la directrice de l’école. La seule chose que je peux faire, c’est réprimer l’envie de lui mettre une patate (la violence, c’est mal…) et croiser les doigts en espérant que Little Bitch soit acceptée dans le privé à la rentrée prochaine.

Dernière ligne droite

Dernière semaine de boulot, du moins au bureau. Jeudi devrait être mon dernier jour. Je continuerai ensuite de faire un peu de free-lance depuis chez moi. Je ne vais pas me tourner les pouces en janvier pour autant puisque c’est le coup d’envoi des inscriptions dans les écoles privées de la ville et je vais retenter d’inscrire Little Bitch dans au moins 3 écoles différentes. Vu le nombre de pièces justificatives demandées, à croire que c’est Harvard, souhaitez-moi bonne chance…

Les fêtes de Noël se sont passées dans les miasmes familiaux des angines et gastros, mais sans annonces de grossesse. Seul mon frère est au courant de nos nouvelles aventures pmesques, je préfère éviter que le reste de la famille le sache au vu des avis tranchés sur la PMA (c’est pas naturel, toussa toussa)

Nous avons déposé le dossier de demande de FIV chez Dr Douce, il passe en commission en fin de semaine. J’ai ensuite rdv avec elle le 17 pour préciser la suite des opérations. Je me demande bien ce que 2020 nous réserve !

 

La roue de la fortune

Cette fameuse roue aurait-elle enfin commencé à tourner ? Quelques jours après avoir écrit cet article au sujet de mon boulot, rendez-vous avec mon boss. L’entreprise va mal, qu’il me dit, il veut s’en dégager et ne plus travailler avec sa future ex, et en attendant il devient difficile de payer les salaires. Il me demande si j’accepterais soit une rupture conventionnelle soit un licenciement économique, et de bosser un peu de chez moi sur l’autre projet en cours en free-lance. Dans quelques mois, quand les bureaux de sa nouvelle boîte seront prêts, il me réembaucherait. J’ai réussi à cacher ma joie mais j’avais envie de sauter en l’air tellement j’étais soulagée. Ca veut dire qu’à partir de mi-janvier, je serai tranquille chez moi, tout en bossant un peu et en n’ayant pas de perte de revenus. Certes je n’ai aucune garantie qu’il me réembauche, mais peu importe. J’aurai quelques mois pour voir venir et chercher ailleurs, après une petite pause bien méritée. Et bien sûr, cela veut dire aussi que je serai dans de biens meilleures conditions pour la FIV : ah ne pas stresser en pensant au retard qu’on va avoir suite aux rdv matinaux de suivi, ne pas avoir à se justifier sur ses absences, avoir le temps de faire du yoga, le rêve ! Bon pas autant que de concevoir lors d’une simple partie de jambes en l’air, m’enfin à mon niveau, c’est pas mal du tout. Et puis je vais avoir plus de temps pour m’occuper de Little Bitch sans courir et la faire se lever aux aurores. Pour ne pas trop cogiter pendant les traitements, je me prévoie déjà un petit programme avec les choses que je n’ai jamais le temps de faire :  sport, repeindre certains meubles, faire encadrer des photos, faire un grand tri dans mes fringues, découvrir certains coins de la ville pas encore vus. Bref vous l’aurez compris, je suis extatique !

Et dans la série des bonnes nouvelles, mon écho endo-chattale avec ma nouvelle gynéco, appelons-la Dr Douce, a révélé que j’avais bien ovulé et que mon utérus était parfait (« un petit nid douillet », qu’elle m’a dit, ce qui m’a fait rire en imaginant Dr VIP et sa tronche de boxeur sortir un truc pareil). Notre dossier passe en commission début janvier et ensuite si tout va bien, en route vers la FIV. Reste quand même à voir les résultats du spermo de Pacha qui devraient arriver ces prochains jours.

Je vous souhaite à toutes de bonne fêtes, et que l’année à venir soit la plus douce possible.

Into the unknown

Vous avez pigé la référence à la chanson titre de La Reine des Neiges 2 ? Non ? Vous avez de la chance, elle est pire que la pourtant déjà bien chargée « Let it go » (Libérée, délivrée in french) du 1. Oui j’ai amené Little Bitch, grande fan, au cinéma pour voir le 2ème opus. Et je me suis moins ennuyée que prévu, rigolant même lors de cette scène qui je pense deviendra mythique où Kristoff chante une love song façon clip des années 80. Bref, revenons à nos moutons : je vais donc certainement faire ma 1ère FIV. Mon rdv avec cette nouvelle gynéco s’est bien passé : elle est très douce, explique tout, et a l’air de croire aussi aux médecines alternatives (elle m’a dit que c’était très bien que je vois régulièrement un ostéo et m’a recommandé une naturopathe spécialiste de l’endométriose), l’inverse de Dr VIP en quelque sorte. D’après mes résultats de prises de sang après le drilling, j’ovule naturellement et elle veut vérifier en me faisant une écho dans 15 jours (mon rdv avec elle tombait pile à J1). Elle rejoint l’avis de Dr VIP comme quoi le problème n’étant pas l’ovulation, ni le sperme, ni la qualité de la glaire, cela ne sert à rien de continuer à faire des stims et qu’il faut passer en FIV. Sauf qu’elle m’a expliqué cela d’une manière bien plus diplomate que l’autre bourrin et surtout en me disant que c’était à moi de décider si et quand. Donc Pacha refait un spermo, on refait tous les deux les sérologies, je remplis le dossier pour la demande et ensuite c’est parti mon kiki. A priori, le top départ serait en janvier ou février. J’ai hâte et en même temps j’appréhende. Les piqûres je connais (du Puregon au Lovenox en passant par le Décapeptyl), les pds et échos endo-chattales je connais, la progestérone je connais, par contre la ponction ce sera nouveau, ainsi que la très agréable attente pour savoir s’il y a des ovocytes exploitables et des embryons pas trop mauvais. Au niveau des doses, ce seront quasiment les mêmes que pour les stims simples, pour éviter que mes ovaires pleins de kystes s’excitent trop et partent en cacahouète hyperstim. Est-ce que j’y crois ? J’ai trop de bouteille pour me dire que ça va marcher, mais j’ai de l’espoir. On va y aller un jour après l’autre déjà, et voir comment se déroule ce protocole. Si seulement « y’avait qu’à faire une FIV »…

Univers impitoyaaaabbbleee

Depuis mon retour en France, je galère avec le monde du travail. Ce fut difficile de trouver un poste (9 mois de recherche), puis celui trouvé était payé à peine au-dessus du SMIC et surtout ne fut pas une expérience agréable du tout (j’en avais parlé ici). Suite à la fin de mon CDD, changement de région pour un autre poste. Très vite, je me rends compte que ce nouveau job ne va pas le faire non plus (mais j’aime la région) : ambiance tendue, service en déroute, patrons à l’ancienne et fermés au dialogue, en plus de longs trajets. Ne pouvant me permettre de démissionner, je serre les dents, cherche un autre boulot, et tiens le coups plusieurs mois grâce à quelques collègues sympas. Puis la libération : je trouve un autre poste au printemps, petite boite familiale, dans le domaine de l’art, mes premières amours. Seul point négatif : c’est encore loin de mon lieu de résidence. Après des débuts positifs, et une augmentation de salaire inespérée, les choses se gâtent : le couple qui tient la boite s’engueule de plus en plus souvent, est en cours de séparation, l’ambiance se dégrade. Mon patron n’écoute plus mes conseils et m’ordonne de faire des choses avec lesquelles je suis en total désaccord. Il change d’avis sans arrêt, il n’y a aucune stratégie, impossible d’organiser des réunions car je ne sais jamais quand il sera là ou pas. Je me rends compte en plus qu’il peut être très mesquin : horaires de travail comptabilisés aux 10 minutes près, journée de télétravail décomptée de mon salaire car il ne l’avait pas approuvée au préalable. Sa femme est pire et parle contre moi derrière mon dos (au moins lui dit les choses en face). Il alterne les compliments à gogo et une attitude très distante. Je devais récupérer une voiture de fonction depuis un bon moment, chose qui était enfin quasi finalisée. Sauf qu’au dernier moment, il me demande une lettre comme quoi je m’engage à payer toute éventuelle contravention, et qu’il doit parler à son assurance pour ne pas avoir de malus si jamais j’ai un accident. Depuis le temps qu’on parle de cette voiture, il aurait peut-être pu s’en occuper avant… Surtout que j’aurais du la récupérer il y a 10 jours mais que c’est moi qui ai retardé, le temps de m’organiser pour le parking. Je me retrouve donc à galérer dans les transports. Cette histoire est  la goutte d’eau qui fait déborder le vase du ras-le-bol : je cherche un autre boulot. Une fois de plus.

Est-ce moi qui ai un problème ? Pourtant je n’avais eu avant que des expériences positives, avec des postes où je restais plusieurs années, à l’étranger mais aussi lors de mes stages en France, dont un qui avait abouti sur un CDI. Je n’ai pas des exigences folles en matière de salaire, je suis quelqu’un de sérieux et consciencieux, j’ai des compétences et pas mal d’expérience. Tout ce que je demande, c’est une ambiance de travail à peu près saine. Je sens que je tire pas mal sur la corde et je ne veux pas me retrouver en situation de burn-out et au bout du rouleau. Franchement si Pacha ne gagnait pas que des clopinettes (il est en formation AFPR et ne touche que ses allocs chômage jusqu’à mi-janvier où il sera embauché en CDD et touchera enfin un vrai salaire), je négocierais une rupture conventionnelle pour me casser dès que possible et faire une pause avant de reprendre un autre job. Mais impossible pour le moment, au vu de notre situation financière, ce serait une catastrophe. Je réfléchis en tout cas sérieusement à lancer ma boite, mais il me faut du temps pour travailler mon projet. Temps que je n’ai pas car je cours tout le temps, avec en plus l’impression de ne pas voir assez Little Bitch (bonjour la culpabilité qui se rajoute…) Me vient même parfois l’envie de me mettre en arrêt maladie pour quelques semaines. Et pour que j’en arrive là, alors que j’aime bosser et que je déprime si je reste chez moi plus de quelques jours, c’est qu’il y a un gros souci. Cette fin d’année est donc compliquée, et je pense que des gros changements se profilent en 2020. Je l’espère en tout cas. En attendant, j’ai rendez-vous mercredi avec une nouvelle gynéco, à voir ce qu’elle pense de notre cas.

Celle qui avait du pif

L’annonce  été faite non pas à Noël, mais lors du week-end où mon frère fêtait sa soutenance de thèse : ma belle-soeur est enceinte. Du 4ème. Toute cette fertilité, ça me laisse perplexe. Heureusement, je l’aime bien et puis j’avais un peu picolé avant, alors cela ne m’a pas gâché la soirée. Quoique étant au courant de mes problèmes, elle aurait peut-être pu faire ça avant en privé. Bref, ça pique quand même, on ne va pas se mentir. Quand j’ai annoncé la nouvelle à Pacha par WhatsApp (il n’avait pas pu venir) il m’a répondu que notre Little Bitch valait au moins 5 enfants (vu son comportement pénible des derniers jours, c’est pas faux, ah ah ah). C’était sa façon de me remonter le moral, il a compris que j’encaisse de plus en plus mal ce genre d’annonces.

Double dose de champ pour fêter cette belle annonce, you hou !