Ca s’en va et ça revient

Ces derniers mois, mes règles ont tendance à jouer à cache-cache façon « coucou j’arrive… ah non en fait pas maintenant, hi hi ». Au delà du fait que pour une infertile, c’est franchement pénible, il y a aussi le côté vraiment pas pratique de ne pas savoir quand la marée rouge aura débarqué pour de bon avec des accès de parano et l’angoisse de la tâche rouge qui rappellent les souvenirs des années collège. Et encore, je suis en pause PMA, donc pas besoin de caler des rdv et des traitements en fonction de ce foutu J1. En plus de cela, mes cycles commencent à rallonger : de 28 jours (des vrais cycles de fertile mais que en apparence of course) à 31 puis 38 pour ce dernier. Ca sent le retour des cycles à rallonge spécial OMPK, comme j’avais avant. Youpi tralala. Ne pouvant pas contacter par téléphone le cabinet du Dr Miracle, j’ai envoyé un email et le secrétariat m’a répondu dans la journée. Je suis donc sur liste d’attente et j’attends qu’on me recontacte pour un rendez-vous. Le Dr Miracle a l’air d’être vraiment très demandé. Début des hostilités pré-PMA encore inconnu donc.

 

La fouine qui attend ses règles

Mais ces dernières semaines ne comptent pas que du négatif. Nous nous sommes donc installés dans une ville du sud et que ça fait du bien d’être back in the city. Les magasins ouverts jusqu’à 21h, le large choix, la population internationale, les musées, j’ai l’impression de revivre. Alors certes mon nouveau poste ne me plait pas tellement au point que je commence à chercher autre chose, Pacha est en recherche d’emploi, l’école de Little Bitch, c’est un peu le bronx même si elle a l’air de bien s’adapter (on réfléchit à la mettre dans le privé l’année prochaine), mais avec beaucoup plus d’opportunités que dans la cambrousse où nous sommes restés pendant 18 mois, ça devrait le faire. Et puis God/la sainte patronne des infertiles/Shiva m’ont entendue et ma responsable est partie en congé patho il y a deux semaines, suivie hier de la DRH en mode PB. Yes, yes, yes !

 

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Le traquenard part two

En plus de bosser dans une boîte pleine de femmes enceintes, j’ai la chance (hin hin) d’en croiser des tonnes dans les environs de mon bureau : dans la queue du foodtruck, aux tables à pique nique, dans le bus, elles sont PARTOUT. Je commence à m’inquiéter pour ma santé mentale. Ma responsable, revenue de sa semaine d’arrêt, est sympa mais a des accès de mode PB : caressage de bide, discussions sur ses maux de grossesse, inquiétudes sur la moindre chose qu’elle bouffe. Heureusement, je ne pense pas qu’elle va tenir jusqu’au début officiel de son congé mat et elle partira certainement avant. May God save the Fouine…

J’ai essayé de joindre le cabinet de celui qui semble être le Dr Miracle des infertiles de la Côte d’Azur mais c’est fermé jusqu’au 6 octobre. Ca commence bien… Je ne pense donc pas que nous pourrons relancer les hostilités PMA avant le printemps puisque les délais pour avoir un rendez-vous doivent être très longs. En attendant, je vais essayer de reprendre une vie plus saine : moins d’alcool et de cigarettes, vitamines, reprise du sport (c’est pas gagné vu mon emploi du temps de ministre entre transports, boulot, Little Bitch, démarches administratives).

Le traquenard

1er jour dans mon nouvel emploi. Ma responsable, enceinte, est en arrêt maladie pour 1 semaine, je ne la vois donc pas. Pas de gros bide en vue, ça c’est cool. Sauf que… Tour des bureaux : une est enceinte de jumeaux, et part en congé mat dans deux semaines. Ouf. L’autre est en début de grossesse mais bosse dans un autre service à l’étage du dessous. Bon, ça fait beaucoup de femmes en cloque, mais je ne la verrai pas souvent. Re ouf. Et puis, c’est le drame. Réunion d’information avec la responsable RH qui est, vous l’aurez deviné, enceinte elle aussi, et en plein mode PB, alternant deux gestes, le caressage de bide et le tripotage de bola. Punaise, mais ils mettent quoi dans l’eau, la bouffe, les ordinateurs ? Ils diffusent des phéromones spéciales ou quoi ?! Faites-en moi bénéficier, bordel ! Mon responsable commercial a blagué en disant qu’il y avait peut-être un étalon responsable de cette prolifération de grossesse. Hin hin. Bref, je suis cernée. Au secours, sortez moi de là

 

 

Fille perdue cheveux gras

Ces derniers cycles, en plus des saignements 7 à 10 jours avant mes règles, j’ai le plaisir de découvrir les cheveux qui graissent à la vitesse de l’éclair dans les jours précédents l’arrivée des reds. Avant, mes cheveux épais et secs se contentaient de deux shampoings par semaine. Maintenant, on passe à tous les deux jours, voir même tous les jours si je  veux qu’ils soient vraiment nickels. Joie et bonheur…

Demain, je quitterai ma Little Bitch pour 6 jours pour commencer un nouveau contrat (mieux payé dieu merci, et un CDI). Je déteste les premières semaines dans un nouveau boulot, quand tu te paumes dans les couloirs (je n’ai aucun sens de l’orientation), quand tu ne sais pas bien qui est qui (je ne suis pas du tout physionomiste et j’ai beaucoup de mal à retenir les noms, ce qui est un poil handicapant sachant que je bosse dans la com), quand tu n’as pas encore compris qui couche avec qui les jeux de pouvoir, et que tu as peur de faire une énorme erreur et d’être considérée comme un boulet. Vivement la fin de la période d’essai !

Après ces derniers mois mouvementés, je pense hiberner une bonne partie de l’hiver.

Serrer les dents

Dans l’année, il y a des moments durs à vivre pour toute infertile : la rentrée des classes en fait partie. Demain, Little Bitch entrera en maternelle. Je mesure ma chance de pouvoir vivre cette date et de mieux vivre les innombrables articles, reportages et pubs qui renvoient celles qui attendent sur le quai au fait qu’elles sont exclues du club de la parentalité. Pour autant, tout n’est pas résolu et je reste en décalage. Je serai certainement confrontée à des PB, et il y a de fortes chances que plusieurs des gamins de la classe aient déjà 1 petit frère/soeur. Pour l’instant, Little Bitch ne nous pose aucune question sur le sujet d’en avoir un/une, mais c’est possible que cela change. Et là, c’est dur à entendre. Je ne vais quand même pas lui répondre que Papa et Maman sont des gros loosers de la fertilité et incapable de produire un 2ème gniard. Ah ! Enfin, chaque chose en son temps : nous sommes sur le point de déménager sur la Côte d’Azur où nous avons trouvé un appartement après quelques péripéties et pas mal de stress. J’ai 10000 choses à faire. C’est un changement plutôt positif bien sûr, mais comme toute transition, ce n’est pas hyper confortable. Little Bitch ne fera donc que 2 semaines dans son école, avant d’en changer. Certes pas idéal, mais nous n’avons pas tellement d’alternatives. Je culpabilise, d’autant plus que je la laisse seule avec Pacha pendant 6 jours puisque le déménagement ne se fera qu’une semaine après ma prise de poste.

Une des premières choses que j’ai regardé quand j’ai su qu’on partait, c’est des recommandations pour un spécialiste en infertilité. J’en ai trouvé un qui a l’air pas mal. Les délais pour avoir un rdv sont longs, mais comme il n’est pas question de démarrer quoique ce soit avant quelques mois, le temps que je m’installe un peu dans mon poste, ça pourrait le faire.

Je vous laisse, j’ai cartons.

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Les antibiotiques, c’est pas automatique

Pacha et moi sommes sous traitement antibios depuis presque 2 semaines maintenant, suite à une infection. Et ce n’est pas une partie de plaisir : diarrhée qui va et vient (vous êtes à table ? Bon appétit), fatigue importante, sommeil perturbé. Qu’est-ce qu’il ne faut pas subir pour nettoyer son utérus et le rendre potentiellement accueillant pour un hypothétique ovule fécondé. La bonne nouvelle, c’est que mes nibards ont enfin dégonflé – ils avaient pris de l’ampleur suite aux stims, et même si ça restait loin du bonnet E, je n’aime vraiment pas quand ça gonfle et je suis heureuse avec mes petits seins.

A l’heure où cet article paraîtra, je serai en pleine journée marathon « chasseurs d’appart » : nous avons 6 visites pour essayer de nous loger sur cette si chère Côte d’Azur. Le tout avec Little Bitch, qui j’espère se tiendra à carreaux. Et en serrant les fesses pour ne pas avoir une urgence intestinale en pleine visite. Ça fait mauvais genre…

 

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En fait on s’en fout de la double vasque

Entre la poire et le fromage

Dimanche soir, dîner chez mes parents. Je savoure le saucisson brioché avec mon petit verre de blanc. Ma mère : « Ah tiens, Machine est enceinte du 2ème ». Moi : « Ah » (sous-titres : j’en ai rien à foutre des grossesses des fertiles, changeons de sujet) Ma mère, pas découragée par ma réponse laconique : « Elle a fait son test de grossesse la semaine dernière, c’est le tout début ». Moi, sentant une bouffée d’agacement qui arrive : »Ah » (sous-titres : la meuf vient de faire un test de grossesse positif et elle l’annonce à tout le monde ?! D’un côté j’admire l’optimisme, d’un autre je me dis qu’elle est vraiment inconsciente, cette conne) Ma mère, continuant vaillamment : « et du coup tu vas chercher un autre spécialiste en infertilité une fois que vous serez installés sur la Côte d’Azur ? » (où est le rapport, bordel ?!) Moi, au bord de la crise de nerfs : « J’en sais rien, ce n’est pas la priorité en ce moment ». Heureusement que mon père est intervenu pour changer le sujet, je sentais que le saucisson brioché commençait à me rester coincé dans la gorge. Tact et finesse 0, ma mère 1.